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Jeté sur le vallon du Ru, dont il surplombe le thalweg de 28,80 m, le viaduc se déploie en 26 arches de 13 m d’ouverture sur 428,65 m de longueur (prise sur l’axe), en une majestueuse courbe de 500 m de rayon.

La ligne de Bourges à Cosne qu’il desservait et qui faisait partie de la voie stratégique de Bourges à Toul a été décrétée d’utilité publique le 31 juillet 1888. Pour cette raison, l’infrastructure du viaduc a été complètement aux frais de l’Etat. Seule, la superstructure (ballastage et pose de voie) a été assurée par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans (P.O.)

Tous les travaux ont été réalisés en trois campagnes. La première, en 1891, a été consacrée aux fouilles qui ont nécessité 22.000 mètres cubes de déblais et aux fondations qui ont englouti entre 4 et 12 m de profondeur, 14.000 mètres cubes de maçonnerie bétonnée, en pierres de Fontenay. Vingt-quatre piles reposent sur la roche compacte. Seules, les piles 22 et 23, situées entre la route de Sancerre et le chemin des Braies, ont été construites sur des pieux de 0,30 m de diamètre et de 2,50 m à 11,50 m de long.
Les travaux d’élévation extérieure, sauf le couronnement, ont été exécutés au cours d’une deuxième campagne, du 14 mars au 18 septembre 1892. Ils ont exigé 21.000 mètres cubes de maçonnerie.

L’intérieur des piles a été fait en pierres de Lamanse de Dornecy (Nièvre) ; les voûtes l’ont été en pierres de Senozan, en Seine-et-Marne ; les angles des piles et des contreforts et les têtes de voute, en pierres de Souppes, en Seine-et-Marne.
Enfin , en 1893, date de la troisième et dernière campagne, on a fait les plinthes et le parapet, en pierres de Chauvigny, en Poitou, et tous les travaux de superstructure. Le 25 novembre suivant, la voie de Bourges à Cosne était livrée à la circulation. M. Paul Cannier était Maire de Saint-Satur depuis plusieurs années.

Au pied du viaduc, sur le pré appartenant à Madame Garsonnin, une activité intense régna longtemps. C’est là que, par une petite voie ferrée métrique, on amenait du canal toutes les pierres auxquelles s’attaquaient parfois une cinquantaine de tailleurs ; là, que de multiples wagons de terrassement déversaient des monceaux de sable , que tirait sans cesse, de la Loire, la drague de M. Roy-Dugenne, de Saint-Thibault.

Qui se douterait, aujourd’hui, de ce titanesque et bruyant chantier, à voir pousser à sa place les fleurs et les légumes silencieux d’un jardinier voisin ?

A ce beau travail, il faut associer les noms de MM. Guillot, Lethier, Ingénieurs des Ponts-et-Chaussées, Provotelle, père et fils, Conords, entrepreneurs, secondé pour les installations par MM. Baillet et Chaussard. Des noms qui doivent figurer dans les annales de la Cité.

Notre ami René Laporte a brossé d’une plume pittoresque un roman historique, plein d’intérêt, sur ce monument du Génie français : Un viaduc en Sancerroinie (édité par l’auteur, 1989). Il a pu puiser des détails techniques dans le volumineux rapport du Ministère des Travaux Publics sur l’exécution des travaux et les dépenses effectuées pour la construction de la ligne Bourges à Cosne.

Extrait de SAINT-SATUR Lumière de la vallée de Fernand FOUCHER

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